Bon. Avant de commencer, faut qu'on mette les choses au clair. El Gouna, c'est pas un spot. C'est LE spot. Enfin, un des. Y'en a d'autres. Mais les autres, aujourd'hui, je m'en occupe pas. Donc pour toi, aujourd'hui, c'est LE spot. La nuance, tu la gardes pour toi.
Right. Before we begin, let's get one thing straight. El Gouna isn't a spot. It's THE spot. Well — one of them. There are others. But the others, today, are not my concern. So for you, today, it's THE spot. The nuance, you keep to yourself.
Bonjour, au fait. C'est le Druide. C'est moi qui parle. Et c'est moi qui ai raison. (Toujours. Même quand j'ai tort. Mais là, j'ai raison.)
Hello, by the way. It's the Druid. I'm the one talking. And I'm the one who's right. (Always. Even when I'm wrong. But here, I'm right.)
El Gouna, donc. Une station posée sur la côte égyptienne de la Mer Rouge, une demi-heure au nord d'Hurghada. Des lagons turquoise plats comme une table de salon, du vent qui rentre quasiment tous les jours d'avril à octobre, de l'eau tiède, et un soleil qui n'a jamais entendu parler du chômage. Si t'es kiteur et que tu cherches un endroit pour progresser sans te geler ni te noyer, c'est cousu main. Voilà. On y va.
El Gouna, then. A resort town planted on the Egyptian coast of the Red Sea, half an hour north of Hurghada. Turquoise lagoons as flat as a dining table, wind that turns up nearly every day from April to October, warm water, and a sun that has never heard of unemployment. If you're a kiter looking for somewhere to progress without freezing or drowning, it's tailor-made. There. Off we go.
1. Y ALLER (sans vendre un rein)
1. GETTING THERE (without selling a kidney)
Le plan est d'une simplicité druidique : un vol direct Paris, Lyon ou Marseille → Hurghada. Trois à quatre heures de vol, et tu poses tes fesses sur le sable. De l'aéroport, trente minutes de route et te voilà à El Gouna. Pas d'escale de huit heures à contempler un distributeur de sandwichs sous néon. Tu décolles le matin, tu rides le soir.
The plan is of druidic simplicity: a direct flight from France — Paris, Lyon or Marseille → Hurghada. Three to four hours in the air, and you plant your backside on the sand. From the airport, thirty minutes by road and there you are in El Gouna. No eight-hour layover contemplating a sandwich machine under neon light. You take off in the morning, you ride in the evening.
Le bon plan compagnie, c'est Transavia. Tu montes ta soute à 32 kilos. Trente-deux. C'est pas un quota, c'est une bénédiction. Tu cases tes ailes, ta planche, ton harnais — et le reste, tu le remplis de marge. La marge, c'est la sagesse du voyageur. Celui qui voyage sans marge est celui qui paie le supplément bagage au comptoir, devant tout le monde, avec la honte. Ne sois pas cet homme.
The airline of choice is Transavia. You load your hold luggage up to 32 kilos. Thirty-two. That's not an allowance, it's a blessing. You stash your wings, your board, your harness — and the rest you fill with margin. Margin is the wisdom of the traveller. He who travels without margin is the one paying the excess-baggage fee at the counter, in front of everyone, in shame. Do not be that man.
Et oui, je sais à quoi tu penses. « Mais Druide, trois ailes et une planche, ça fait pas trente-deux kilos. » Couillon. Justement. C'est là qu'on reconnaît l'amateur : il calcule au plus juste. Le sage, lui, prend de la marge. Et un peu de saucisson. Mais ça, c'est entre toi et ta conscience.
And yes, I know what you're thinking. "But Druid, three wings and a board don't weigh thirty-two kilos." You muppet. Precisely. That's how you spot the amateur: he calculates down to the gram. The wise man takes margin. And a bit of saucisson. But that's between you and your conscience.
réserve tes vols deux à trois mois à l'avance pour la haute saison, et déclare ton matos en bagage sport au moment de la résa. Pas à l'aéroport. À l'aéroport, c'est trop tard, on te regarde déjà comme un contrebandier.
book your flights two to three months ahead for high season, and declare your gear as sports baggage when you book. Not at the airport. At the airport it's too late — they're already eyeing you like a smuggler.
2. ARRIVER (sans te faire avoir)
2. ARRIVING (without getting fleeced)
À l'atterrissage : visa à l'arrivée, environ 30 €. Paie en euros, en petites coupures, parce que la monnaie, au guichet, c'est un concept qui va et qui vient selon l'humeur du moment. Tu peux aussi prendre l'e-visa en ligne avant de partir, si la file d'attente te déprime par avance.
On landing: visa on arrival, around €30. Pay in euros, in small notes, because change, at the counter, is a concept that comes and goes depending on the mood of the day. You can also grab the e-visa online before you leave, if the queue depresses you in advance.
Ensuite, le taxi vers El Gouna : 20 à 30 € selon ton talent de négociateur. Règle d'or, gravée au fer dans le grimoire : tu fixes le prix AVANT de monter. Jamais après. Après, t'es dans la voiture. Après, t'as déjà perdu. La négociation, c'est comme le vent : ça se prend au départ, pas à l'arrivée.
Then, the taxi to El Gouna: €20 to €30 depending on your talent as a negotiator. Golden rule, branded into the grimoire with hot iron: you agree the price BEFORE you get in. Never after. After, you're in the car. After, you've already lost. Negotiation is like the wind: you catch it at the start, not at the finish.
Une fois sur place, oublie le taxi. Dans El Gouna, tu te déplaces en tuk-tuk. Et là, bonne nouvelle : le prix est fixe. Cinquante livres égyptiennes. Pas une de plus. Si on t'en réclame soixante, c'est qu'on t'a vu venir avec ta tête de touriste tout content. Tu souris, tu dis cinquante, tu montes. C'est fixe, je te dis. Le tuk-tuk, c'est lent, c'est bruyant, ça tangue dans les virages. C'est parfait.
Once you're there, forget the taxi. In El Gouna, you get around by tuk-tuk. And here's the good news: the price is fixed. Fifty Egyptian pounds. Not one more. If someone asks for sixty, it's because they clocked you coming with your happy little tourist face. You smile, you say fifty, you climb in. It's fixed, I tell you. The tuk-tuk is slow, it's loud, it lurches in the corners. It's perfect.
Alors oui, Uber existe à El Gouna. Mais soyons honnêtes : c'est un peu Jean-Michel Taxi. Tu commandes, tu attends, tu vois la petite voiture approcher sur la carte… puis s'éloigner… puis annuler. On n'est jamais tout à fait sûr qu'il vienne te chercher. Dépanne-toi avec si tu veux, mais garde toujours un tuk-tuk en plan B. Le tuk-tuk, lui, il est là. Il a toujours été là.
And yes, Uber exists in El Gouna. But let's be honest: it's a bit Del Boy. You order, you wait, you watch the little car approach on the map… then drift away… then cancel. You're never quite sure it'll come for you. Use it if you fancy, but always keep a tuk-tuk as plan B. The tuk-tuk is there. It has always been there.
beaucoup de logements et de kitecenters proposent un transfert privé depuis l'aéroport pour à peine plus qu'un taxi. Demande au moment de réserver, et tu t'épargnes tout le folklore du parking à minuit.
plenty of guesthouses and kite centres offer a private airport transfer for barely more than a taxi. Ask when you book, and you'll spare yourself the whole midnight-car-park pantomime.
3. LE VENT & LA SAISON
3. THE WIND & THE SEASON
Voilà le nerf de la guerre. El Gouna marche au vent thermique : un nord / nord-ouest qui se lève en milieu de matinée, prend de la puissance l'après-midi, et t'offre des fenêtres généreuses presque tous les jours en saison. C'est régulier, c'est propre, c'est honnête. Comme moi.
Here's the crux of it. El Gouna runs on thermal wind: a north / north-westerly that gets up mid-morning, gains power in the afternoon, and hands you generous windows nearly every day in season. It's regular, it's clean, it's honest. Like me.
La saison kite va d'avril à octobre, avec un cœur de saison mai à septembre où le vent souffle le plus fidèlement — souvent 15 à 25 nœuds, parfois davantage quand il décide de se réveiller pour de bon. Et c'est du side-onshore sur des lagons peu profonds : tu pars du bord, tu reviens au bord, et si tu te plantes, tu as pied. Pour apprendre ou pour envoyer du gros en sécurité, difficile de faire mieux sur cette planète.
The kite season runs April to October, with a core season May to September when the wind blows most faithfully — often 15 to 25 knots, sometimes more when it decides to wake up properly. And it's side-onshore over shallow lagoons: you set off from the shore, you come back to the shore, and if you bin it, you can stand up. To learn, or to send it big in safety, you'll struggle to do better on this planet.
L'eau ? 24 à 28°C. En général, tu rides en boardshort + lycra, peinard. Mais deux pièces sont des must-have que tu ne négocies pas. Un shorty 3/2, d'abord, pour les sessions longues et les matinées un peu plus fraîches. Et surtout un casque. Pourquoi un casque sous le cagnard égyptien ? Parce que les patates, ça tranche. Le lagon est plat et accueillant, mais le corail en dessous ne fait pas de sentiment, et une tête qui rencontre une patate, ça finit aux urgences. Casque. Indispensable. Le Druide ne le répétera pas. (Si. Il le répète à la check-list. Deux fois valent mieux qu'un crâne ouvert.)
The water? 24 to 28°C. Generally you ride in boardshorts + rashguard, easy. But two items are non-negotiable must-haves. A 3/2 shorty, first, for long sessions and slightly cooler mornings. And above all a helmet. Why a helmet under the Egyptian sun? Because coral heads slice. The lagoon is flat and welcoming, but the coral beneath shows no mercy, and a head meeting a coral head ends up in A&E. Helmet. Essential. The Druid will not say it again. (He will. On the checklist. Twice is better than a cracked skull.)
Côté quiver, pour un gabarit moyen, une 12 m couvre l'essentiel des journées, une 9 m pour les jours bien établis. Voyage avec ces deux-là et tu ne regretteras rien. Septembre et début octobre, c'est la fenêtre de connaisseur : le vent tient encore, et les lagons se vident.
Quiver-wise, for an average build, a 12m covers most days, a 9m for properly established days. Travel with those two and you'll regret nothing. September and early October is the connoisseur's window: the wind still holds, and the lagoons empty out.
pour la prévision, Windguru ou Winds-up — les deux fonctionnent bien là-bas. Mais l'appli la plus fiable reste tes yeux posés sur le lagon à 14h. Si les drapeaux claquent, tu grées. Si les drapeaux pendouillent, tu prends un café. C'est pas plus compliqué que ça, quoi qu'en disent les gens qui ont installé quatre applications.
for the forecast, Windguru or Winds-up — both work well out there. But the most reliable app is your own eyes on the lagoon at 2pm. If the flags are snapping, you rig. If the flags are drooping, you have a coffee. It's no more complicated than that, whatever the people with four installed apps may tell you.
4. LES SPOTS (la Sainte-Trinité des lagons)
4. THE SPOTS (the Holy Trinity of lagoons)
Trois lieux. Trois temples. Suis le guide.
Three places. Three temples. Follow the guide.
Osmosis — le maxi lagon
Osmosis — the maxi lagoon
C'est le grand lagon, l'immense, celui qui s'étend à perte de vue. Pour y accéder, deux options. Soit tu y vas en bateau, peinard, les pieds au sec. Soit tu passes le reef en ridant — et là, écoute-moi bien, parce que c'est important : tu ne tombes pas. Tu traverses en glisse, le kite bien haut, propre. Parce que si tu te vautres au mauvais endroit, tu fais un bisou au reef — et le reef, lui, embrasse très mal. Donc tu passes en ridant, et tu ne tombes pas. C'est tout ce que je te demande. Tu. Ne. Tombes. Pas. Une fois de l'autre côté, le terrain de jeu est gigantesque et plat. Ça valait le détour, hein.
This is the big lagoon, the vast one, the one that stretches as far as the eye can see. To reach it, two options. Either you go by boat, relaxed, feet dry. Or you cross the reef while riding — and here, listen to me closely, because this matters: you do not fall. You cross gliding, kite held high, clean. Because if you wipe out in the wrong place, you plant a kiss on the reef — and the reef kisses very badly indeed. So you cross riding, and you do not fall. That's all I ask. You. Do. Not. Fall. Once you're on the other side, the playground is enormous and flat. Worth the detour, wasn't it.
Et si t'as le moindre doute — sur la marée, sur le bon moment pour passer le reef, sur ta taille d'aile — tu demandes Tata Maryon. Toujours adorable, toujours de bon conseil, elle connaît le lagon comme sa poche. Tu l'écoutes, tu apprends, et — devine quoi — tu ne tombes pas.
And if you have the slightest doubt — about the tide, the right moment to cross the reef, your kite size — you ask Tata Maryon. Always lovely, always good counsel, she knows the lagoon like the back of her hand. You listen, you learn, and — guess what — you do not fall.
Riah — la cathédrale
Riah — the cathedral
Riah, c'est la cathédrale. Un centre North au top, propre, carré, du matos qui respire le sérieux. Il y a un shop North & Mystic sur place, pour le jour où tu casses quelque chose — ou pour le jour où tu décides simplement de t'offrir un cadeau (on ne juge pas). Et il y a une carte de breakfast et de déjeuner qui transforme une pause en raison de vivre.
Riah is the cathedral. A top-tier North centre, clean, squared-away, kit that breathes seriousness. There's a North & Mystic shop on site, for the day you break something — or the day you simply decide to treat yourself (no judgement). And there's a breakfast and lunch menu that turns a pit stop into a reason to live.
Mais surtout, à Riah, il y a Mo. Et ça, c'est pas négociable. Tu arrives, tu salues, tu demandes Mo, et tu prends son shot citron-gingembre. C'est pas une boisson, c'est un sacrement. La session ne commence pas avant le shot de Mo. Le Druide s'en porte garant personnellement, et le Druide ne se porte pas garant à la légère.
But above all, at Riah, there's Mo. And that is non-negotiable. You arrive, you say hello, you ask for Mo, and you take his lemon-ginger shot. It's not a drink, it's a sacrament. The session does not begin before Mo's shot. The Druid personally vouches for this, and the Druid does not vouch lightly.
Tu rides, tu manges, tu prends ton shot, tu repars. Liturgie complète. On ne ressort pas de Riah comme on y est entré.
You ride, you eat, you take your shot, you leave. Full liturgy. You don't come out of Riah the way you went in.
Makani — la grande piscine du vendredi
Makani — the Friday swimming pool
Le Makani est un peu plus loin que le centre Riah. Il partage le lagon — vaste, très vaste — et surtout l'énorme piscine à deux kilomètres au large : un plan d'eau plat à l'infini, une baignoire géante posée sur la mer. Mais le Makani, on le connaît aussi pour autre chose : ses soirées du vendredi. Des DJs, du son, une ambiance qui décoiffe plus fort que le thermique de 16h. Tu rides la journée, tu danses le soir, et le lendemain tu paies l'addition. C'est l'ordre des choses. Je n'ai pas écrit les règles. (Si. Un peu.)
Makani is a bit further out than the Riah centre. It shares the lagoon — vast, very vast — and above all the enormous pool two kilometres offshore: an infinitely flat sheet of water, a giant bathtub set upon the sea. But Makani is also known for something else: its Friday nights. DJs, sound, an atmosphere that ruffles your hair harder than the 4pm thermal. You ride by day, you dance by night, and the next day you settle the bill. That's the order of things. I didn't write the rules. (I did. A bit.)
5. LE LOGEMENT
5. WHERE TO STAY
Trois écoles, selon ta tribu et ton portefeuille.
Three schools of thought, according to your tribe and your wallet.
En solo ou en petit comité, vise le quartier de Mangroovy ou un Airbnb dans le secteur : c'est le cœur vivant côté kite, à deux pas de la plage et des écoles, avec ce qu'il faut de bars et de restos accessibles à pied. Tu te lèves, tu traverses, tu rides. L'efficacité faite logement.
Solo or in a small crew, aim for the Mangroovy area or an Airbnb in the sector: it's the beating heart of the kite scene, a stone's throw from the beach and the schools, with enough bars and restaurants within walking distance. You get up, you cross over, you ride. Lodging as pure efficiency.
En grande équipe, le bon move c'est la villa sur le lagon de Joubal : tu loues une maison entière avec accès direct à l'eau, ton propre bout de lagon, et tu transformes le séjour en colonie de vacances pour adultes qui font semblant d'être responsables. C'est là, soit dit en passant, que je me pose quand je voyage en nombre. Forcément.
In a big team, the smart move is the villa on the Joubal lagoon: you rent a whole house with direct water access, your own slice of lagoon, and you turn the trip into a summer camp for adults pretending to be responsible. That, incidentally, is where I set up when I travel in numbers. Naturally.
Et si tu veux du confort et de l'animation au pas de ta porte, la marina d'Abu Tig et le centre-ville offrent hôtels et appartements plus cossus. À toi de voir si tu viens pour rider ou pour parader. Je ne juge pas. Enfin, un peu.
And if you want comfort and a bit of buzz on your doorstep, the Abu Tig marina and the town centre offer plusher hotels and apartments. Up to you whether you've come to ride or to parade. I don't judge. Well — a little.
6. LA BOUFFE & L'APRÈS-SESSION
6. FOOD & THE AFTER-SESSION
Bonne nouvelle : El Gouna sait nourrir un kiteur affamé, et il y a quelques adresses que le Druide ne quitte pas des yeux.
Good news: El Gouna knows how to feed a starving kiter, and there are a few addresses the Druid never takes his eyes off.
Mon gros plus, c'est le Karibu. Bonne table, bonne ambiance, et surtout : chaque mardi soir, c'est la kite evening. Tout le spot s'y retrouve, on parle vent, on refait les sessions, on ment un peu sur la hauteur de ses sauts. Rituel obligatoire.
My big favourite is Karibu. Good food, good vibe, and above all: every Tuesday evening, it's kite evening. The whole spot gathers there, you talk wind, you re-ride the sessions, you lie a little about how high you jumped. Mandatory ritual.
Pour un dîner plus intimiste, file au Tiger Wok. C'est très bien, c'est plus calme, c'est parfait quand t'as pas envie de hurler par-dessus la musique pour commander un plat.
For a more intimate dinner, head to Tiger Wok. It's very good, it's quieter, it's perfect when you don't fancy shouting over the music to order a dish.
Et pour la classe à l'italienne, direction Fanadir Marina et le Signor Sassi. C'est la branche égyptienne de la maison Signor Sassi (collection San Carlo, l'enseigne londonienne) : table italienne raffinée posée face à la marina, pâtes maison, pizzas dans les règles, poisson frais et une vraie élégance de bord de mer. Sur TripAdvisor, c'est tout en haut du classement italien d'El Gouna — et ça se mérite côté addition, mais ça les vaut. Le truc à demander pour digérer : leur arancello maison, une spécialité de la maison façon limoncello mais à l'orange. Là, tu poses les manières, tu manges bien, et tu te souviens que tu as une dignité, même après six heures dans le harnais.
And for Italian class, make for Fanadir Marina and Signor Sassi. It's the Egyptian branch of the Signor Sassi house (San Carlo collection, the London name): refined Italian dining facing the marina, homemade pasta, pizzas done by the book, fresh fish and genuine seaside elegance. On TripAdvisor it sits right at the top of El Gouna's Italian rankings — and it earns it on the bill, but it's worth it. The thing to order to help you digest: their house arancello, a specialty of the house like limoncello but with orange. There you drop the swagger, you eat well, and you remember you have a dignity — even after six hours in the harness.
Quant à l'après-session festif, on en a parlé : le vendredi soir, c'est Makani. Et le mardi, Karibu. Le reste de la semaine, tu récupères. Un kiteur, ça se gère comme un quiver : faut savoir alterner.
As for the festive after-session, we've covered it: Friday night is Makani. And Tuesday, Karibu. The rest of the week, you recover. A kiter is managed like a quiver: you have to know how to rotate.
hydrate-toi à l'eau ET au jus entre les sessions. Le vent et le sel dessèchent plus vite que tu ne crois, et un kiteur déshydraté, c'est un kiteur qui fait n'importe quoi à 15h. Ne sois pas ce kiteur.
hydrate with water AND juice between sessions. The wind and salt dry you out faster than you think, and a dehydrated kiter is a kiter doing daft things at 3pm. Do not be that kiter.
7. LA PLONGÉE & LES ACTIVITÉS OFF
7. DIVING & OFF-WIND ACTIVITIES
Parce qu'il arrive — rarement, mais ça arrive — que le vent fasse la grasse matinée. Et là, El Gouna a de quoi t'occuper sans bouder.
Because it happens — rarely, but it happens — that the wind has a lie-in. And there, El Gouna has plenty to keep you busy without sulking.
Plonger dans la Mer Rouge, c'est l'activité off numéro un, et elle est somptueuse. Pour une sortie bateau à la journée, la référence d'El Gouna c'est Blue Brothers Diving, à la marina d'Abu Tig : centre PADI installé là depuis la fin des années 90, petits groupes, encadrement multilingue, sérieux sur la sécurité. Deux autres valeurs sûres : Orca Dive Club (Abu Tig également) et Scuba World Divers, parfait si tu débutes.
Diving in the Red Sea is the number-one off-wind activity, and it's sumptuous. For a full-day boat trip, El Gouna's reference is Blue Brothers Diving, at the Abu Tig marina: a PADI centre established there since the late '90s, small groups, multilingual supervision, serious about safety. Two other safe bets: Orca Dive Club (Abu Tig as well) and Scuba World Divers, perfect if you're starting out.
Côté sites accessibles dès le niveau Open Water : Fanadir Reef (coraux, murènes, parfois une tortue), Shaab El Erg / Dolphin House (réputé pour ses dauphins) et Umm Gammar (tombants et dérives spectaculaires).
Sites accessible from Open Water level: Fanadir Reef (corals, moray eels, sometimes a turtle), Shaab El Erg / Dolphin House (famed for its dolphins) and Umm Gammar (spectacular drop-offs and drifts).
réserve par mail ou WhatsApp au moins 48h à l'avance en haute saison, précise ton niveau, demande un guide francophone ou anglophone selon ton aise, et vérifie ta couverture assurance plongée — elle ne s'active pas toujours le jour même.
book by email or WhatsApp at least 48h ahead in high season, state your level, ask for a French- or English-speaking guide as you prefer, and check your dive insurance cover — it doesn't always kick in on the same day.
Et quand le vent dort vraiment, El Gouna ne te laisse pas mariner. Il y a de quoi faire.
And when the wind truly sleeps, El Gouna doesn't leave you to stew. There's plenty to do.
D'abord, Sliders — le wake park. Et pas un petit : c'est le premier cable park d'Égypte, et l'un des plus gros au monde. Posé sur un lagon, avec deux grands câbles 5.0 pour les confirmés, deux systèmes 2.0 « Easy Ride » pour débuter, une flopée d'obstacles et de kickers, un aqua park flottant et une piscine avec resto. À cinq minutes de tuk-tuk. Pour continuer à te vautrer dans l'eau, mais tracté — c'est plus digne. Et soit dit en passant, c'est une prépa parfaite au kite : tu apprends à gérer la planche, après tu te concentres juste sur l'aile.
First, Sliders — the wake park. And not a small one: it's Egypt's first cable park, and one of the biggest in the world. Set on a lagoon, with two big 5.0 cables for the seasoned, two 2.0 "Easy Ride" systems to start out, a heap of obstacles and kickers, a floating aqua park and a pool with a restaurant. Five minutes by tuk-tuk. To keep on wiping out in the water, but towed — it's more dignified. And incidentally, it's perfect prep for kiting: you learn to handle the board, then you just focus on the wing.
Ensuite, du karting (pour te vautrer sur la terre ferme, ça change), un golf (pour te vautrer dans le sable, mais avec classe ; oui, il y a un golf, ne demande pas pourquoi), et — pour les amateurs de baballe — des terrains de padel, parmi les premiers ouverts au bord de la Mer Rouge. Tu réserves un court, tu attrapes une raquette, et tu réalises en trois échanges que c'est plus dur que ça en a l'air.
Then, karting (to wipe out on dry land, for a change), a golf course (to wipe out in the sand, but with class; yes, there's a golf course, don't ask why), and — for the ball-game lovers — padel courts, among the first to open on the Red Sea shore. You book a court, you grab a racket, and you realise in three rallies that it's harder than it looks.
Tu peux aussi flâner dans le Downtown et ses ruelles colorées, ou traîner à la marina au coucher du soleil. Bref, le vent peut bien faire la grasse matinée : tu trouveras toujours un moyen de t'occuper. Et de tomber.
You can also wander the Downtown and its colourful lanes, or linger at the marina at sunset. In short, the wind can have its lie-in: you'll always find a way to keep busy. And to fall over.
BONUS — LA CHECK-LIST DU DRUIDE
BONUS — THE DRUID'S CHECKLIST
Avant de boucler la boardbag, le rituel. Ce qu'on oublie toujours et qu'on regrette ensuite :
Before you zip up the boardbag, the ritual. The things we always forget and regret afterwards:
Matos : une à deux ailes (9 + 12 m), ta twintip, ton harnais, ton leash, et surtout un kit de réparation — valves, bout de ligne, tape, pompe avec adaptateur. Trouver une pièce précise un vendredi soir, là-bas, c'est une quête à part entière.
Gear: one to two wings (9 + 12m), your twintip, your harness, your leash, and above all a repair kit — valves, spare line, tape, pump with adapter. Finding a specific part on a Friday night out there is a quest all of its own.
Corps : lycra anti-UV manches longues (le soleil de Mer Rouge ne pardonne rien), un shorty 3/2 pour les sessions longues, crème solaire indice fort résistante à l'eau, lunettes à leash, et — non négociable — un casque : les patates de corail tranchent, ta tête non. Ajoute des chaussons d'eau, le fond des lagons cache des surprises piquantes. (Vois plus haut : « tu ne tombes pas sur le reef ». Le Druide pense à tout, surtout à ton crâne.)
Body: long-sleeve UV rashguard (the Red Sea sun forgives nothing), a 3/2 shorty for long sessions, strong water-resistant sunscreen, sunglasses with a leash, and — non-negotiable — a helmet: coral heads slice, your head doesn't. Add water shoes; the lagoon floor hides spiky surprises. (See above: "you do not fall on the reef". The Druid thinks of everything, especially your skull.)
Le reste : adaptateur de prise européen, une petite trousse à pharmacie (un anti-diarrhéique, c'est pas glamour mais ça sauve un séjour entier), du cash en euros pour le visa, des livres égyptiennes pour les tuk-tuks — cinquante, je rappelle — et de quoi t'occuper les rares jours sans vent.
The rest: a European plug adapter, a small first-aid kit (an anti-diarrhoeal isn't glamorous but it saves an entire trip), euro cash for the visa, Egyptian pounds for the tuk-tuks — fifty, I remind you — and something to keep you busy on the rare windless days.
Côté budget, compte entre 500 et 1000 € la semaine sur place, hors vol : forfait spot et stockage à l'école, repas, transferts, visa, sorties. En dessous de 500, ça devient compliqué, faut pas se mentir. Au-dessus de 1000, c'est que tu as fait Signor Sassi ET le Makani le même soir. L'Égypte reste une destination où ton argent va loin — surtout au Downtown — mais une semaine de kite reste une semaine de kite. Le vol direct, lui, varie beaucoup : plus tu réserves tôt, moins tu pleures.
On budget, reckon between €500 and €1000 a week on the ground, excluding flights: spot pass and storage at the school, meals, transfers, visa, outings. Below €500 it gets tricky, let's not kid ourselves. Above €1000, it's because you did Signor Sassi AND Makani on the same night. Egypt remains a destination where your money goes far — especially Downtown — but a week of kiting is still a week of kiting. The direct flight, for its part, swings a lot: the earlier you book, the less you weep.
LE MOT DE LA FIN (du Druide)
THE LAST WORD (from the Druid)
Voilà. El Gouna en entier, sans filtre, par celui qui sait. Du vent presque tous les jours, des lagons faits pour progresser, de l'eau chaude, du soleil, des centres sérieux, du Karibu le mardi, du Makani le vendredi, et un coucher de soleil qui justifie à lui seul le prix du billet. Pour un premier voyage kite comme pour valider ta saison, c'est une valeur sûre.
There you have it. El Gouna in full, unfiltered, by the one who knows. Wind nearly every day, lagoons built for progress, warm water, sun, serious centres, Karibu on Tuesdays, Makani on Fridays, and a sunset that alone justifies the price of the ticket. For a first kite trip or to round off your season, it's a sure thing.
Le Druide n'a jamais menti. (Le Druide a toujours raison. Même quand il a tort. Mais là, on est d'accord, il a raison.)
The Druid has never lied. (The Druid is always right. Even when he's wrong. But here, we agree, he's right.)
Maintenant tu sais. Reste plus qu'à réserver, faire ta soute — trente-deux kilos, pas quarante — et venir te frotter au thermique de l'après-midi.
Now you know. All that's left is to book, pack your hold bag — thirty-two kilos, not forty — and come pit yourself against the afternoon thermal.
Prochain Jeudredi : un autre spot. Et peut-être, qui sait, un peu de compagnie.
Next Jeudredi: another spot. And perhaps, who knows, a little company.
🐆 @legrimoireduride · legrimoireduride.com
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